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thérpaie cognitive et comportementale - Page 2

  • Les vacances

    Les vacances.

    D'après le psy, j'étais sensée prendre des initiatives, proposer des choses, parce que c'est les vacances, c'est plus facile, ce sont des choses légères qu'on choisit : pizzeria ou crêperie ?

    Sauf que non.
    J'ai très mal vécu mes vacances sur ce plan là. Cela a démarré par une partie de jeu de société que s'est éternisée pendant une journée entière et à laquelle je ne participais pas. J'ai eu le sentiment de ne pas avoir osé m'y incruster où me signaler. Cela m'a fait angoisser puis déprimer à cause du sentiment d'échec et de ne pas faire de progrès. J'ai déprimé pendant 3 jours, sur 10 jours de vacances, c'est beaucoup.
    Ensuite, n'étant pas d'humeur favorable, un accrochage entre mon compagnon et moi a fini de m'attrister et me déstabiliser. Je me suis refermée sur moi-même et n'ai plus rien proposé.

    Bref, les vacances furent éprouvantes.

    Lien permanent 0 com' Catégories : Bulletin de santé, Manque d'affirmation
  • 25ème séance

    Pas de problème cette fois non plus pour aller voir le psy.

    Voici le résultat de l'échelle de Rathus : +48 sur une échelle qui va de -90 à +90.
    Je suis partie de -49, me voilà à +48... Impressionnant. Mais, comme je le dis au psy depuis plusieurs séances, j'ai toujours l'impression d'avoir beaucoup de problèmes, puisque j'ai encore beaucoup de difficultés avec mes proches. Mais là, on sort du postulat.

    Ceci-dit, je ressens la différence avec les non-proches et cela me rend la vie plus facile.

    En ce qui concerne mes difficultés dans le couple, le psy m'a demandé de réfléchir à la question suivante :
    est-ce que mon manque d'initiatives vient de ma phobie ou bien est-ce que c'est dans ma nature.
    Je lui ai fait remarquer qu'à la séance précédente, il avait été beaucoup plus catégorique à ce sujet en m'annonçant que mon manque d'envie venait de ma personnalité et non de ma phobie. A cela, il a répondu que je ne lui semblais pas malheureuse ou frustrée comme si j'étais quelqu'un qui a des envies mais qui n'ose pas les dire du fait de sa phobie.
    Je lui ai répondu que peut-être qu'avec le temps j'ai appris à taire ces envies et qu'elles se sont éteintes.
    Il m'a demandé d'approffondir cette réflexion pour la prochaine fois.

  • 24ème séance

    Au cours de la vingt-quatrième séance, nous avons fait le point sur ma santé. Cela va mieux.
    Nous pouvons donc avancer.

    Le psy m'a donné l' Echelle de Rathus à remplir à nouveau pour la prochaine fois, pour voir où j'en suis.

    Nous avons parlé d'où j'en suis dans ma phobie : je suis débarrassée du postulat à 95%, de ma phobie à 95%.

    Il m'a demandé de lui parler de mes problèmes avec mes proches : je suis en plein dedans. J'ai des difficultés avec mon compagnon depuis un moment. Et c'est devenu mon principal souci.
    Le psy m'a fait décrire des situations problématiques. Il en a conclu que tout n'est pas lié à ma névrose, qu'il y a des choses qui font partie de ma personnalité. Le fait que mon compagnon attende des changements au sujet de ces choses va le conduire à une déception. Je n'ai pas que des problèmes liés à ma phobie, j'ai aussi un problème de couple.
    Tout n'est pas dû à la phobie...

  • Temps mort

    Mardi dernier, j'avais rendez-vous avec le psy en début de matinée. Je n'y suis pas allée, l'angoisse a pris le dessus. Je ne suis pas fière de moi, d'autant que cela repousse le prochain rendez-vous à la fin du mois de mai. Ca m'embête beaucoup de ne pas avoir surmonté l'angoisse pour aller voir le psy. Cela avait fonctionné la fois d'avant.
    Le psy a contourné le problème en me donnant rendez-vous un lundi et non un mardi pour la prochaine fois.
    On verra.

  • 23ème séance avec le recul

    Le fait d'avoir rendez-vous juste avant le boulot m'a permis de me "remettre sur les rails" et m'a permis de retrouver le rythme la semaine suivante. Cela m'a donné l'impulsion et la volonté de ne pas me recoucher.
    Et le fait d'avoir manqué deux mardis sans que personne ne trouve à y redire, en dehors de l'inquiétude qu'ont exprimé mes collègues les plus proches, a fini de me démontrer que cet établissement, voire cette institution, n'est pas digne de l'angoisse qu'il me provoque et me conforte dans le choix que j'ai fait.
    En fin de compte, le psy a raison : bien fait pour eux.

  • 23ème séance

    La vingt-troisième séance s'est déroulée le matin, juste avant mon travail. Ça tombait bien, les deux mardis précédents je n'avais pas pu m'y rendre en raison de fortes crises d'angoisse et de grande fatigue. Je me suis donc levée, et pas recouchée, pour le psy et j'ai pu aller au travail après.
    Je l'avais appelé la semaine précédente pour lui faire part du fait que je ne m'étais pas rendue deux mardis de suite à mon travail. Il m'avait conseillé de ne pas hésiter à prendre des anxiolytiques pour passer le cap et être capable d'y aller, et puis de réfléchir à ce qui provoquait cette angoisse, qu'il a qualifié de panique. Pour moi il ne s'agissait pas de crise de panique. Je ne pense pas avoir déjà vécu une crise de panique. Ce doit être beaucoup plus fort que ce que j'ai déjà ressenti.

    Comme d'habitude, je n'ai réussi à trouver une explication à mes crises d'angoisse que 5 minutes avant le rendez-vous. J'ai peur que mes collègues ne m'aiment plus. Mes collègues proches, ceux que j'apprécie.

    Quand j'ai raconté au psy mes deux jours d'absentéisme, il a dit "bien fait pour eux!". C'est une façon de dédramatiser qui m'a beaucoup plu.
    Et puis il m'a expliqué une chose que j'aurai pu formuler moi-même, ceux de mes collègues qui ne comprendraient pas mon choix et m'en voudraient ne mériteraient pas que je m'en fasse pour eux. Ceux qui le méritent sont ceux qui ont compris mon choix.
    Ce qui est précisément la réalité.

  • 22ème séance

    Toujours déprimée, moins d'anxiété.

    Le psy m'a demandé pourquoi. Comme je n'arrivais à lui dire, il m'a demandé depuis quand.
    "C'est depuis que j'ai refusé de postuler sur un temps plein dans le public."
    Il m'a demandé quelle part de l'activité du temps plein correspond exactement à ce que j'aime y faire : la recherche. Cela représente un tiers du temps, si je suis réaliste et que j'envisage comment cela sera dans quelques années. Il m'a alors expliqué que ce tiers-temps de recherche, je pourrai tout-à-fait le faire en n'étant pas titulaire du public. Donc je n'ai pas à déprimer. Ce qui me tient à cœur n'est pas perdu. Ce qui est perdu, c'est la qualité du service fourni par ce secteur du public. Donc je ne dois pas avoir de regret à le quitter.
    CQFD.
    Il m'a dit que je dois faire le deuil, certes, mais le deuil de la RÉALITÉ, pas le deuil de l'utopie que je me suis créé et triant les souvenirs des années passées dans le public.
    La réalité, c'est que c'est le merdier.

    Il m'a dit au revoir en me disant "la réalité, pensez à la réalité".

  • 21ème séance

    Toujours déprimée, avec beaucoup d'anxiété.

    Le psy m'a demandé pourquoi.
    Quand on me pose la question, la première réponse qui me vient à l'esprit est très vite masquée par une sorte d'auto-censure qui me fait répondre "j'en sais rien". Quand je suis devant le psy, je sais que je n'ai pas le choix. Si je veux avancer, je dois lui répondre. Alors je lui réponds.
    "C'est à cause de mon travail. Je viens de refuser de postuler sur un temps plein (dans le secteur public)."
    Le psy m'a donné son point de vue sur l'avenir du public et m'a dit que ce n'est pas parce que je ne serai jamais temps plein dans le public que je ne pourrai pas faire ce qui me plaît.
    Je lui ai dit que, du coup, je n'ai pas fait ce qu'il m'avait demandé de faire la dernière fois, étant donné que j'avais déjà du mal à me lever pour aller bosser le matin. Il m'a dit qu'en effet ce n'est plus la priorité. Il faut d'abord que je sorte de cet épisode dépressif.
    Il m'a dit d'augmenter la dose d'antidépresseurs.
    Ce à quoi j'ai répondu que c'était déjà fait.

  • 20ème séance

    Je suis arrivée à la 20ème séance anxieuse et déprimée.
    Le psy l'a perçu tout de suite et m'a demandé de lui raconter ce qui se passait. Je lui ai raconté les disputes violentes avec mon compagnon. Il m'a demandé de lui expliquer ce qui butait entre mon compagnon et moi.
    La prise d'initiative.
    Il m'a dit que ça tombait à pic dans ma thérapie. Mon compagnon va redynamiser la thérapie. Il va nous aider.

    Puis le psy a essayé de me faire rire, ça n'a pas marché. Il m'a demandé où j'en était de mon traitement anti-dépresseur. Je lui ai dit qu'il fallait qu'il m'en prescrive. Que j'avais augmenté la dose l'hiver d'avant avec la psy et que j'étais revenue à la dose normale depuis. Il m'a dit qu'il allait certainement falloir réaugmenter la dose. Ce à quoi j'ai répondu que j'étais dans cet état depuis la veille. Il m'a dit qu'en effet, cela pouvait être juste réactionnel à la crise. Mais si ça dure, faudra augmenter la dose.

    Il m'a expliqué de manière rationelle, objective et simple comment je pourrais répondre à la requête de mon compagnon. Prendre une initiative : proposer un ciné. Le psy pense que mon compagnon souhaite seulement que je propose quelques trucs une fois de temps en temps pour savoir ce que j'aime. Pas besoin de prendre toutes les initiatives. Il pense que mon compagnon continuera à en prendre 90%, si je donne signe de vie de temps à autres. Cette analyse est acceptable. Du moins, de mon point de vue, c'est beaucoup moins effrayant.

    Donc à moi de jouer.

  • 19ème séance avec le recul

    Je dois donc noter ce qui me gène.

    Pendant les premières semaines, je n'ai pas réussi à noter un seul évènement. Pas moyen. Rien ne m'apparaissait correspondre, alors que mon quotidien n'avait pas changé.
    Je pense qu'il s'agit d'un bon vieux blocage. Je ne veux pas voir ce qui se passe. Qu'importe, le psy m'y aidera.

    Et puis, il s'est produit coup sur coup deux énormes engueulades avec mon compagnon (à notre décharge, nous avons tous les deux arrêté de fumer, et nos humeurs s'en sont trouvées quelque peu modifiées). Il me reproche de ne pas prendre d'initiative, chose que mon manque d'affirmation m'empêche de faire. Il trouve que sur ce point-là, je n'évolue pas et en a assez de ne rien voir venir.

    Là je me suis dit que j'aurai de quoi raconter au psy.
    Ces semaines-là furent très dures à vivre et ont pas mal affecté mon moral.